Les erreurs d'investissement les plus courantes
Apprendre des erreurs des autres, c'est déjà prendre une longueur d'avance. Chaque année, beaucoup d'investisseur·se·s commettent les mêmes erreurs. Non pas par manque de connaissances, mais parce que les émotions, les erreurs de jugement, l'absence de planification et les incitations systémiques influencent leurs décisions.
Dans cet article — et dans la vidéo qui l'accompagne — nous t'expliquons les erreurs d'investissement les plus courantes. Que tu viennes de te lancer ou que tu investisses déjà depuis longtemps, tu vas apprendre à reconnaître ces erreurs et à les éviter à l'avenir.
Vidéo : les erreurs d'investissement les plus courantes, expliquées par Patrik Schär et Stefan Jaecklin
Dans cette nouvelle vidéo, Patrik Schär (directeur général de Selma Finance) et Stefan Jaecklin (membre du conseil d'administration de Selma et investisseur de longue date) discutent des erreurs les plus fréquentes en investissement et de la meilleure manière de les éviter.
Tu vas y découvrir :
- pourquoi nos émotions, le manque de planification et les fausses incitations nous induisent souvent en erreur
- comment reconnaître les erreurs psychologiques, stratégiques et systémiques
- ce qui constitue vraiment une bonne stratégie d'investissement, surtout en période d'incertitude
Chapitres
Les erreurs psychologiques
00:45 Mentalité de troupeau & FOMO : pourquoi nous aimons suivre les autres
02:57 Excès de confiance : quand la confiance nuit à la performance
05:27 Aversion à la perte : pourquoi les pertes nous affectent autant
08:24 « Market timing » : l'illusion de prédire le marché
12:18 Émotions : panique, euphorie et réactions irréfléchies
Les erreurs stratégiques
15:29 Investir sans plan clair : pourquoi les objectifs sont cruciaux
18:45 Mauvaise stratégie : les facteurs qui influencent nos stratégies
23:25 Ne jamais ajuster : pourquoi acheter et conserver ne suffit pas
System errors in investing
25:56 Rétrocessions et frais cachés : ce qu'il faut surveiller
29:37 Influenceur·se·s et investissements à la mode : à qui faire confiance ?
32:20 Gamification : pourquoi investir n'est pas un jeu
36:09 Arnaques : pourquoi les profits garantis n'existent pas
Résumé
39:40 Apprendre de ses erreurs
42:38 Comment Selma peut t'aider
Erreurs psychologiques : quand les émotions dictent nos décisions
Investir sous l'emprise d'émotions comme la peur, la cupidité ou l'incertitude conduit à des erreurs d'investissement. Au lieu de raisonner calmement, tu achètes trop tard, vends en panique ou conserves de mauvais placements. Au fil du temps, cela nuit à ta performance et met tes nerfs à rude épreuve.
Voici les pièges psychologiques les plus courants et ce qui nous fait tomber dedans :
FOMO & mentalité de troupeau
Lorsque « tout le monde » commence soudainement à investir dans la technologie, la crypto ou l'immobilier, on ne veut pas être le·la dernier·ère à s'y mettre. Le syndrome FOMO (« Fear Of Missing Out », soit « peur de rater le train », en français) nous amène souvent à acheter trop tard, puis à vendre en panique lorsque le marché connaît un repli.
Excès de confiance
Les investisseur·se·s ont souvent tendance à surestimer leurs compétences, pensant pouvoir battre le marché ou anticiper les variations de prix. L'excès de confiance pousse à multiplier les transactions et à prendre davantage de risques, pour des rendements souvent inférieurs.
Illusion du « market timing »
Il n'existe pas de « moment idéal » pour acheter ou vendre (même si l'idée est séduisante). Les personnes qui cherchent constamment à anticiper le marché passent facilement à côté de ses meilleurs jours. À long terme, cela nuit fortement à leurs performances.
Aversion à la perte
La douleur ressentie lors d'une perte est deux fois plus intense que le plaisir éprouvé lors d'un gain équivalent. Cette peur pousse les investisseur·se·s à vendre trop tôt ou à éviter complètement les placements risqués, bien qu'ils soient raisonnables à long terme.
Effet de disposition
Nombreux·ses sont les investisseur·se·s qui vendent trop tôt leurs placements gagnants et attendent trop longtemps avant de vendre leurs placements perdants. La volonté d'éviter les pertes bloque les décisions rationnelles. Ce biais psychologique est l'une des causes les plus fréquentes de mauvaise performance.
Effet de récence (ou biais de récence)
Le biais de récence nous amène à surestimer les événements récents. Après plusieurs années boursières solides, beaucoup d'investisseur·se·s croient que la tendance va durer indéfiniment. Au contraire, après les krachs, on pense souvent que les marchés ne se redresseront jamais.
Biais du coût irrécupérable
L'argent déjà investi influence les décisions futures, même s'il n'est pas pertinent. On s'obstine souvent à conserver de mauvais placements en se disant : « J'ai déjà tellement investi… ». Cette erreur de jugement empêche les réévaluations objectives.
Effet d'ancrage (ou biais d'ancrage)
Le prix d'achat ou les prix passés servent de points de référence mentaux. Beaucoup d'investisseur·se·s ignorent la situation actuelle et refusent de vendre tant qu'un prix spécifique n'est pas atteint.
Réactions irréfléchies
Les émotions — en particulier la peur, l'euphorie et le stress — conduisent à prendre des décisions impulsives. Les ventes de panique et les achats précipités surviennent surtout lors des phases volatiles du marché et compromettent les stratégies d'investissement à long terme.
Erreurs stratégiques : quand aucun plan n'est établi
Les émotions ne sont pas la seule source de problèmes en matière d'investissement : manque de structure, objectifs irréalistes ou encore diversification insuffisante entraînent souvent des erreurs coûteuses. Bon nombre d'investisseur·se·s se contentent de « tenter leur chance » sans établir de plan. Voici les erreurs stratégiques les plus courantes :
Absence de plan d'investissement clair
Sans objectif clair, investir devient vite un jeu d'instinct. Les personnes qui ne savent pas pourquoi et pendant combien de temps elles souhaitent investir prennent des décisions incohérentes et perdent rapidement leurs repères.
Profil de risque inapproprié
De nombreux portefeuilles ne sont pas adaptés à la tolérance (ou appétence) au risque de l'investisseur·se. Une prise de risque excessive génère du stress en temps de crise. À l'inverse, une prise de risque insuffisante complique l'atteinte des objectifs. Les deux cas sont problématiques à long terme. Il faut aussi garder en tête que le niveau de risque que tu es prêt·e à accepter aujourd'hui n'est pas forcément soutenable sur le long terme.
Manque de diversification
Les portefeuilles à forte concentration sont plus risqués qu'ils n'y paraissent. Ceux qui se concentrent fortement sur un nombre limité d'actions, de secteurs ou de régions — par exemple, les portefeuilles presque exclusivement composés d'actions suisses (biais de préférence nationale) — se privent de stabilité et renoncent à de nombreuses opportunités.
Un portefeuille peu diversifié est vulnérable à une chute localisée, qui peut lourdement peser sur sa performance globale.
Absence de rééquilibrage
Un grand nombre d'investisseur·se·s applique la stratégie du « buy and hold » (acheter et conserver), sans tenir compte du fait qu'un portefeuille évolue automatiquement avec le temps. Lorsque des placements individuels enregistrent de fortes hausses, ils occupent une part croissante du portefeuille, faisant peu à peu dériver le niveau de risque initialement souhaité.
Sans rééquilibrage (c.-à-d. ajuster régulièrement la répartition prévue), ton portefeuille perd son équilibre : tu prends plus de risques que tu ne le penses, ou manques des opportunités dans des positions sous-pondérées.
Erreurs systémiques : lorsque l'environnement fausse les décisions
Toutes les erreurs d'investissement ne sont pas émotionnelles ou stratégiques — beaucoup sont systémiques. Les banques, les médias et les plateformes créent souvent des incitations déroutantes. Cela peut coûter très cher aux investisseur·se·s particulier·ère·s.
Conseils financiers et conflits d'intérêts
Tous les conseils ne sont pas indépendants, même s'ils en ont l'air. Beaucoup de banques et de plateformes reçoivent des commissions (appelées « rétrocessions ») lorsqu'elles recommandent certains produits. Derrière un conseil qui paraît désintéressé se cache souvent un argumentaire de vente. Le problème est que tu ne reçois pas nécessairement la solution la plus adaptée à ta situation, mais plutôt celle qui profite le plus à l'intermédiaire.
Investissements à la mode & influenceur·se·s finance
Les influenceur·se·s et les médias financiers ont une influence majeure sur les investisseur·se·s — pour le meilleur et pour le pire. Certain·e·s influenceur·se·s offrent une éducation financière de qualité, mais d'autres profitent de la hype, de mouvements de panique ou de l'appât du gain rapide. Les médias renforcent souvent cette dynamique en accordant une attention particulière aux phases extrêmes du marché, ce qui accentue le syndrome FOMO (peur de rater le train). Il convient donc de garder à l'esprit que tous les conseils ne sont pas neutres, et que les médias n'ont pas toujours tes intérêts à cœur.
Gamification
Beaucoup d'applis de trading s'appuient spécifiquement sur les mécanismes de jeu : notifications push, récompenses, animations… Cela fait intervenir les émotions dans tes décisions d'achat et de vente, et te pousse à multiplier les transactions. Pourquoi ? Parce que leur modèle économique dépend du nombre d'opérations que tu effectues. Plus tu passes d'ordres, plus elles gagnent. Mais si tu souhaites te constituer un patrimoine sur le long terme, il te faut l'inverse : du calme, de la structure et une stratégie. Les bonnes applis t'aident à rester investi·e, pas à agir constamment.
Arnaques et plateformes douteuses
« Profits garantis », « accès VIP » ou « stratégies secrètes »… En période d'incertitude, les offres trop belles pour être vraies pullulent. Bon nombre de ces escroqueries semblent légitimes à première vue, avec de vrais sites Web, de faux sponsors célèbres ou des commentaires achetés. Mais ces escrocs ne sont souvent pas réglementés et profitent de la cupidité ou de l'incertitude de leurs victimes. Résultat : perte totale de l'argent « investi ». Méfie-toi toujours de toute personne qui promet des rendements garantis sans risque.
Conclusion
Les 20 erreurs d'investissement les plus courantes ne sont pas causées par un manque de connaissances, mais par des émotions, un manque de structure et de mauvaises incitations. Beaucoup d'investisseur·se·s connaissent la théorie, mais peinent à l'appliquer avec constance. C'est là qu'interviennent les solutions numériques d'investissement structuré.
Selma peut t'aider à éviter les erreurs typiquement commises par les investisseur·se·s grâce à sa méthode systématique, disciplinée et purement objective. À l'abri des décisions impulsives, tes placements suivent une stratégie claire basée sur tes objectifs, ton horizon temporel et ton profil de risque, pour investir plus facilement, plus calmement et de façon plus régulière sur le long terme.
